17.11.2009
P0ny P0ny Run Run et Ph0enix
Han !!
Franchement ?
J'ai pas vu un concert comme ça depuis...
Depuis...
Ben en fait j'en ai jamais vu auparavant.
É-no-rrrrrr-meuh.
Bon déjà, que je te raconte. Je prends le temps, même s'il est tard, parce que d'une part je suis énervée à cause du concert, d'autre part j'avais ultra faim donc je suis en train de manger des gâteaux et boire une verveine, et pour finir, H1kar1 est totalement déchaînée la pauvre, vu qu'elle ne m'a vu que quelques minutes en rentrant du boulot.
Le boulot tiens. C'est toujours le jour où t'as un truc à faire qu'un gugusse décide de prendre rendez-vous pour après 16h30. Donc on a réunioné jusqu'à 18h et je suis partie comme une fusée. Ce qui n'était pas bien utile vu les embouteillages que j'ai dû me taper. En arrivant, je me suis occupée d'H1kar1, pour la distraire un peu et la faire courir. Je pense que quand je ne suis pas là, elle ne fait rien. Elle ne joue pas. Je lui ai filé du pâté bio pour la consoler, et je suis repartie dare-dare en direction de la Coopé. Je me suis garée ultra facilement, forcément, arriver à 19h20 pour un concert qui a lieu à 21h...Donc à mon arrivée, déjà au moins vingt personnes faisant la queue devant la billetterie. Je prends place et mon mal en patience (quelqu'un pour me donner le nom de cette figure de style ?), vu que le guichet n'ouvre qu'à 19h45. Enfin ça ouvre et là c'est le suspens total. Combien reste-t-il de places ? Un coup d'œil au site web avant de partir du boulot m'a indiqué qu'il ne restait que « quelques places ». Du coup c'est l'angoisse. Peur de croiser un regard désolé au moment où c'est mon tour, genre ah ben zut je viens de vendre la dernière. Une vieille arrivée quelques minutes après moi essaie discrétos de me passer devant, et devant la demoiselle devant moi qui n'est autre que Madame Delano, qui fait la queue comme tout le monde. Pour rien au monde je ne l'aurais laissée me passer devant. Plutôt crever. En plus, elle était franchement vieille pour aller voir un concert comme ça, déjà que moi je passais pour l'ancêtre. Mais au bout d'un quart d'heure de suspens insoutenable, j'obtiens le précieux sésame (et la vieille derrière également). Et il faut refaire la queue pour entrer dans la salle. Je note que la file d'attente de la billetterie s'est dispersée, et prend conscience que j'ai certainement eu une des toutes dernières places. Un groupe d'ado frangées pleurniche car il leur manque une place.
Et là, j'ai eu le nez extraordinairement creux.
Ayant une heure à tuer avant le début des réjouissances, je décide d'aller m'asseoir dans les gradins, chose que je ne fais jamais. Je me dis que je patienterai assise, et que compte tenu du monde attendu, je serai mieux là que dans la fosse avec mon mal de dos pendant le concert.
En effet. L'heure d'attente est longue. La salle se remplit lentement mais sûrement de hordes de jeunes. La moyenne d'âge doit tourner autour des 19 ans.
P0ny P0ny Run Run commence pile à l'heure. Je connais assez peu mais je sais que j'aime bien. Pendant trois quarts d'heure ils envoient une électro-pop-rock que je qualifierais de facile mais de rudement efficace. Ça donne envie de danser à mort. Le public dans la fosse est en transe et connais le répertoire. Il faut dire que ce n'est pas franchement un groupe de première partie. En plus ils sont effectivement déjà passé sur cette scène deux semaines auparavant (je le savais, je n'ai donc pas de la merde dans les yeux, car le concert de ce soir a été annoncé deux jours avant mon départ pour la Jap0nie et j'avais autre chose à penser). Donc set très sympa, bien que je ne connaisse pas les chansons, à part une.
Une attente de plus d'une demi-heure avant de voir débouler Phoenix. Le public est chauffé à blanc. Jamais vu ça. Ils envoient direct Liztomania et c'est l'explosion. Je vois la fosse d'en haut et c'est mouvant. Des corps sont trimballés par-dessus la foule, ça saute de partout... à la fin de la chanson, Thomas Mars semble assez estomaqué par l'ambiance qui règne. D'ailleurs, il ne peut s'empêcher d'aller fricoter avec les premiers rangs, filant des suées aux vigiles. La totalité du set est explosif. Je me félicite d'avoir choisi les gradins car je peux profiter des lumières travaillées, je vois les corps se promener sur la fosse (et suis bien contente de ne pas être au milieu), j'ai assez de place pour me dandiner...Beaucoup de titres du dernier album. Et les « classiques ». Les premières notes de « Too Young », qui m'ont fait découvrir le groupe dans la BO de Lost in Translation, me font comme d'habitude des papillons dans le ventre. Ces premières notes qui sonnent Phoenix. Comme la voix de Thomas Mars. Il y a un son Phoenix reconnaissable entre tous. Et j'adore ce son. J'adore cette musique insouciante, sautillante, adolescente, comme tous ces mômes dans la salle. J'écoute souvent des trucs sinistres mais Phoenix, ou Tahiti80, font partie des choses que j'adore parce que d'une fraîcheur et d'une innocence assez rares.
Une heure. Un set d'une heure. C'est court mais c'était condensé. Et les rappels ont duré une demi-heure. Et le public était extatique. Thomas Mars a traversé la fosse avec son micro pour aller se percher au milieu de la salle, au niveau de la table des lumières (? ou du son, ou des deux) pour nous remercier de plus près, et il est rentré selon la coutume locale du jour : à plat ventre porté jusqu'à la scène par tous les petits bras du public.
Énorme.
Thomas Mars a dit que la dernière fois qu'ils étaient venus à Clerm0nt ils avaient joué devant 40 personnes...j'espère bien qu'on leur a fait comprendre qu'il fallait qu'ils reviennent très vite.
01:40 Publié dans On stage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.11.2009
Week-end de rattrapage
Je ne sais pas si j'ai de la merde dans les yeux ou quoi ou si la Coopé fait de la programmation de dernière minute mais demain soir, y a Phoenix. Je suis allée sur le site de la Coopé totalement par hasard, pour voir s'il y avait de nouvelles programmations pour le début 2010, et j'ai cru halluciner. Je ne me rappelle pas avoir vu ce concert dans la liste avant mon départ pour le Jap0n. D'ailleurs, je crois me rappeler que la première partie, constituée de Pony Pony Run Run, devait passer en mon absence alors que j'étais bien intéressée. Alors je comprends pas trop. Une tête d'affiche comme Phoenix s'annonce plutôt à l'avance il me semble. Si ça avait été le cas, j'aurais ma place depuis belle lurette, tu penses bien. Pour l'instant le concert n'est pas annoncé complet alors je croise les doigts pour avoir une place demain soir en sortant du taf. Je suis un peu comme une ouf parce que Phoenix, c'est vraiment le groupe que je veux voir en live. Parce que sur les albums, ça déboîte grave, alors sur scène, ça doit être énorme. Leur dernier album est une tuerie. Du coup, impasse sur le ta1 ch1, reporté à mardi soir. Enfin à condition qu'il reste des places bien sûr. Parce qu'entre Phoenix et Pony Pony Run Run, j'ai peur que les fans se bousculent. Sauf si comme moi ils tombent de l'arbre. Autant dire que je vais piaffer toute la journée au bureau en attendant la quille. Il va falloir que je parte pile à l'heure car le guichet ferme à 18h. Il rouvre plus tard pour les besoins du concert mais je ne veux pas prendre le risque d'attendre jusque là.
Ce week-end j'ai bien bossé. Fait du ménage, torché mon repassage en retard (une tonne, comme d'hab, vu que je le fais environ tous les deux mois), sorti la poubelle recyclage et suis allée jeter une demi-tonne de verre. Il me reste une autre demi-tonne à jeter, ce que je ferai je pense demain après avoir chargé les sacs dans ma voiture, histoire que ce soit moins lourd à transbahuter. Faut voir la quantité de bouteilles en tous genres que je stocke dans ma cuisine en attendant d'avoir le courage d'aller au container. J'ai fait de la cuisine. J'ai repris la confection de soupe car c'est bien pratique quand on est à l'arrache le soir, ce qui va être mon cas demain et après-demain. J'ai également rangé mon meuble ordinateur, que je n'utilise plus vu que je n'utilise plus mon pécé de bureau. J'entassais dessus tout un tas de trucs donc là j'ai trié à mort. J'ai également jeté un plein sac de catalogues type 3 Suisses ou Redoute, avec toutes les pubs qui vont avec. Donc du coup je suis assez fière de moi. Samedi matin je suis même allée traîner dans les magasins histoire de faire du repérage pour Noël. C'est pas gagné parce que je n'ai rien repéré, à part des trucs pour moi bien sûr. D'ailleurs je suis ressortie dans l'après-midi afin d'aller m'acheter un album photo et un plateau tout à fait raccords avec la thématique du moment. Les deux sont laqués et représentent des geishas sur de vieilles photos du début du siècle je pense. Sur l'album elles sont quatre de dos. Et sur le plateau, elles sont trois de face, l'une se cache les yeux, une autre les oreilles, et la dernière la bouche, comme les trois singes de la sagesse.
Bon et l'autre là...elle me fait des conneries. Moins qu'avant parce que son séjour chez ma collègue l'a bien calmée. Mais elle me fait des pipis sur mes coussins de sol, qui n'ont pas supporté la machine à laver, comme ma pauvre couette en soie n'a pas supporté le pressing. Et je vous jure que chez moi j'ai des coussins confortables, un canapé moelleux, et qu'elle a une panière digne de ce nom :
23:42 Publié dans Et après? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
A table
Cette semaine de reprise a été longue, très longue, malgré le jour férié au milieu. J'ai un mal fou à m'y remettre, et encore plus lorsque mes deux collègues de bureau se liguent pour me dire qu'il faut que je trouve un job dans le milieu du bio, des cosmétiques ou autre truc du style. Des rumeurs persistantes donnent Big Boss partant avant la fin de l'année. Si tel est le cas et si on récupère un Big Boss qui n'est pas aussi cool que lui (c'est-à-dire que personne n'est aussi cool que lui), il faudra peut-être que certains d'entre nous envisagent une reconversion, et j'en fais partie. On en saura peut-être plus la semaine prochaine vu que nous avons une grosse réunion du personnel.
Aujourd'hui, j'ai écumé toutes les épiceries exotiques de Clerm0nt à la recherche de fèves de s0ja. Je suis très malheureuse parce que je n'en trouve pas. Et les fèves de s0ja, ou edamame, ben c'est très bon. Info de dernière minute, je viens de voir que chez P1card ils en faisaient. Si je suis levée demain matin, j'irai faire un tour à celui du centre-ville qui est ouvert le dimanche matin, histoire de voir s'ils en ont. Sinon, j'irai en sortant du boulot à celui qui est pas loin. Bref, j'ai adoré ces petites gousses, et je me console pour l'instant avec mon strap plus vrai que nature. Mes parents n'ont pas aimé la nourriture jap0naise. Déjà, ils ont galéré avec les baguettes. Ensuite, ils n'ont pas aimé le poisson cru. Les légumes chelous, non plus, style racine de lotus, pousses de bambou. Ils n'ont pas aimé le fait qu'il faut manger du froid et du chaud mélangés. Quand on te sert une boîte, avec tout ton repas dedans, il faut piocher ici et là, sans ordre imposé, et ça, ça leur va pas. Je ne dis pas que j'ai tout aimé. Il y a certains trucs que j'ai portés à ma bouche et recraché aussitôt. Du genre une espèce de tofu spongieux froid. J'aime pas les trucs spongieux, je l'ai déjà dit ici je crois. Il y a eu aussi ces formes gélatineuses, obtenues à l'emporte-pièce, très jolies dans les boîtes, mais pas terribles gustativement parlant vu que c'était du jus de légumes gélifié avec une espèce de racine appelé k0njac (prononcer comme le Cognac). Je n'ai pas non plus aimé une sorte de flan très mou, et c'est exactement ce truc que la mère de ma
Repas du premier soir : en bas, soupe (juché sur un chauffe-plat allumé à l'arrivée du client)
Poisson cru (assiette prévue pour 4 personnes), et edamame (miam miam).
Le numéro 49 c'est ma clé pour récupérer mes pompes dans le meuble de l'entrée vu que c'était un resto traditionnel, avec tatamis, coussins, et assis par terre.
correspondante allemande (Jap0naise de son état), m'avait fait bouffer et j'avais déjà détesté ça. Mais globalement, je me suis éclatée pendant les repas parce que c'était à chaque fois différent, même quand c'était censé être un buffet « à l'occidentale », c'était toujours des repas pleins de découvertes. Le shabu-shabu degusté au ry0kan était excellent et même ma mère s'est gavé de ces fins morceaux de boeuf cuits au bouillon. Au niveau des petits-déjeuner, tous les hôtels (excepté le ry0kan, bizarrement, qui nous a servi du pain-beurre-confiture, pensant nous faire plaisir vu qu'on était français), offraient des buffets monstrueux. Il y avait toujours une partie buffet occidental, avec mini-viennoiseries, pain, œufs sur le plat, bacon, café, jus d'orange, mais il y avait surtout une énorme partie purement japonaise avec tout ce qui constituerait chez nous un repas de midi par exemple. Poisson grillé, légumes, riz, pâtes, soupe miso, tamag0 yaki...avec un choix énorme. Les premiers jours, j'ai pris du poisson, du tamag0 yaki, mais batailler avec les arêtes du saumon à 7h du mat' a eu raison de ma motivation. Je me suis rabattue sur les œufs brouillés, le bacon, et les viennoiseries. Puis à la fin sur les viennoiseries uniquement. Les journées étaient longues et animées alors il fallait vraiment se gaver dès le matin pour tenir. Du coup j'ai opté pour ce qui passait le mieux. Je suis ultra open sur la bouffe exotique mais le matin, y a des trucs qui passent difficilement. Le repas de midi était souvent assez frugal donc dur dur de tenir jusqu'au soir. Les Jap0nais sont étranges d'ailleurs sur ce point. Normalement il faut bien manger le matin (ce qu'ils font très bien, si j'en juge par le contenu des plateaux des locaux dans les hôtels), manger convenablement à midi, ce qu'ils font très mal, car c'est donc frugal et avalé en dix minutes maxi, et manger léger le soir, ce qu'ils ne font pas du tout. Du coup, certains soirs, j'ai trouvé que c'était trop
Shabu-shabu : faut faire cuire les morceaux de boeuf dans le bol au milieu de la table.
A droit ce sont les genoux de mon père, déguisé habillé en yukata, comme tout le monde
ce soir-là.
copieux et j'ai dû laisser des trucs. Je ne vois pas l'intérêt de se gaver juste avant d'aller se coucher. Un soir ma mère a fait la gueule devant un poisson grillé, qui était un maquereau. En effet, il était moche, avec son œil torve et sa couleur marronnasse. Par contre, une fois en bouche, c'était à tomber par terre. Et pourtant on était dans une sorte de caféteria dans laquelle on n'était pas censés attendre de la cuisine raffinée. Mais il se trouve que même dans les établissements du genre familiaux, c'est toujours fin. Contrairement à chez nous où on te sert une plâtrée de frites grasses ou de riz ultra-sec avec un steak dur comme du chien ou un bout de poisson caoutchouteux. À deux reprises le repas n'était pas prévu dans le séjour. Le premier, c'était un soir à Ky0to. J'ai laissé mes parents aller bouffer dans une chaîne spécialisée dans le poulet et pendant ce temps, j'ai continué mon shopping et suis allée m'acheter des makis dans une supérette que j'ai dégustés avant de regagner le bus. L'autre repas, c'était à midi à Toky0. Là je n'ai pas eu trop le choix que de suivre mes parents dans un restaurant italien où on a mangé des spaghettis bolo. Bon, en même temps, il paraît que les Jap0nais varient leur alimentation. Ils ne mangent pas des sushis tous les jours, loin de là. Par contre j'ai l'impression que certains trucs ont vraiment la cote, comme par exemple les brochettes de poulet yakitori. Apparemment c'est le repas-type du salarié (comme dirait notre merveilleuse guide). Cette même guide nous a dit qu'en raison de cette diversification de l'alimentation, il y avait sur-production de riz sur l'archipel. J'ai lu je sais plus où récemment que c'était l'inverse et qu'ils étaient obligés d'importer. Bon enfin peu importe. J'ai été très jalouse de leur riz parfaitement cuit et me suis rendue compte que mes sushis c'était du béton armé. J'ai vu de nombreux cuiseurs à riz dans des magasins, dont certains tous petits, et j'étais à deux doigts de craquer. Je n'ai pas réutilisé mon cuiseur acheté récemment et qui m'avait cramé la moitié de ma dose de riz.
A Nara...
Au niveau des dessert, les Jap0nais sont à la ramasse totale. Ça n'existe quasiment pas là-bas. Dans les restaurants où on a mangé, ils avaient toujours prévu un vague truc, vu qu'ils savaient qu'on était Français, genre un quartier d'orange, deux morceaux de pomme, ou une sorte de fromage blanc ultra liquide avec une vague sauce aux fruits dedans. Jamais de truc transcendant. Par contre, ils achètent pas mal de gâteaux comme ceux que j'ai rapportés. Leur truc, c'est la boulette de farine de riz gluant fourrée à la pâte de haricot rouge. Pas très engageant. Le haricot rouge, je valide, c'est très bon. Par contre le riz autour...sticky à mort. Ils ont aussi un truc assez hallucinant car considéré comme une pâtisserie typiquement jap0naise, c'est le baumkuchen. Ouais, ça sonne plutôt teuton. Ça l'est. Ça ressemble assez peu au fameux gâteau à la broche. Mais c'est pas mauvais. En tout cas pour la version grand public que j'ai testé dans les échoppes d'aires d'autoroute (j'y reviendrai, mais une aire d'autoroute au Jap0n, c'est autre chose que chez nous). J'ai même vu une petite boutique assez chic proposant des baumkuchen mais avec un nom français. Un vrai mélange des genres. [edit du 15/11/09] D'ailleurs, à part ce fromage blanc liquide, je n'ai pas mangé le moindre produit laitier de tout mon séjour. Pas de fromage. Pas de yaourt. Pas de lait. D'ailleurs, en traversant le pays en bus, je n'ai pas vu l'ombre d'un élevage, quel qu'il soit, à l'horizon. Des hectares de théiers, oui, mais pas de bêtes à cornes.
Petit encas acheté en fin d'après-midi dans une supérette en bas de l'hôtel à Toky0.
Onigiri au saumon grillé, baumkuchen nature, et boisson fraîche que je ne retrouverai nulle part bien évidemment...
Dans les avions...car ça vaut aussi le détour, le catering aérien. Dans le vol CDG-Hels1nki, on a eu droit à un truc végétarien, du risotto aux épinards, un petit pain et du beurre, et un mini-mars. Pas de quoi se déboutonner. Dans le vol Hels1nki-0saka, c'est mise dans le bain directe. Nouilles soba, salade de concombres, boeuf yakit0ri, biscuits genre spéculos, et thé vert matcha. Au retour, toujours repas type jap0nais, histoire de poursuivre l'aventure (beaucoup de Jap0nais voyagent sur Finnair, ce qui explique peut-être le contenu des plateaux-repas). Et sur le vol Hels1nki-CDG, ils nous ont servi une sorte de gratin de légumes au jambon, toujours avec le petit pain et le beurre. Globalement j'ai trouvé que c'était bon. Tout à fait mangeable. Faut dire qu'au retour j'étais affamée au point d'avoir ultra mal au ventre. Et évidemment, sur un vol de 10h, tu peux rien faire d'autre que te manger les doigts en attendant que le chariot arrive jusqu'à toi.
Repas typique d'Hokkaido (T0kyo)
Les Jap0nais mangent très fréquemment au restaurant. À midi, déjà, vu qu'ils ont peu de temps pour manger. Ou alors ils apportent leur bento (ou en achètent un déjà garni). Et le soir, ils sortent entre collègues (très tard, sont pas aux 35h là-bas, seule chose qui m'empêche d'envisager de m'y installer) ou entre amis et se font un super resto. C'est THE sortie principale le soir. Beaucoup de gens ne mangent pas chez eux car ils sortent trop tard du travail, ils ont du trajet pour regagner leur domicile, et leur alimentation nécessite d'acheter des ingrédients frais et de passer du temps à les cuisiner. La guide nous a expliqué que beaucoup de gens achetaient leur riz chez le traiteur car même avec un auto-cuiseur, il faut compter une heure pour le faire cuire (avec multi-rinçage avant, puis repos après...). Et en effet, il y a dans les villes un établissement de restauration tous les cinq mètres. C'est l'hallu. Du coup, certains paraissent presque vides. Mais c'est qu'il y a tellement de choix que les gens sont répartis un peu partout. En plus, beaucoup de commerces se situent dans les étages des immeubles (on a souvent mangé dans des restaurants juchés au dernier étage d'un immeuble et dont on n'avait pas soupçonné la présence en arrivant en bas).
Niveau prix, c'est vraiment très intéressant de manger au restaurant au Jap0n. Heureusement pour eux d'ailleurs. Pour 1000 yens (environ 7,50€, soit le prix d'un de mes tickets resto), tu bouffes plus que correctement à midi. Pour un bon resto le soir, il faut compter jusqu'à 5000 yens (presque 40€ par tête), mais là c'est méga grosse bouffe.
Vous vous êtes peut-être déjà interrogés sur ces plats en plastique qu'on voit dans les restaurants jap0nais, en vitrine. Apparemment, c'est apparu après la Seconde Guerre Mondiale avec l'installation des américains sur l'archipel. L'arrivée de nouveaux aliments a obligé les restaurants à proposer des photos afin que les clients puissent savoir ce qu'ils allaient manger avant de commander. Du coup, beaucoup de restaurants affichent leur carte en photo ou avec des trucs en plastiques. Ce qui est extrêmement pratique pour les étrangers lorsque la carte est rédigée exclusivement en jap0nais, bien que la méthode ne leur soit pas particulièrement destinée.
vitrine de restaurant avec tous les plats en version plastique...(Ky0to)
La bouffe est omniprésente au Jap0n, on a l'impression qu'ils mangent tout le temps, et pourtant...pas un obèse à l'horizon. Et moi j'ai pris un kilo. Pfff...
00:12 Publié dans Japoniaiseries | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11.11.2009
Inventaire
Je commence à peine à reprendre le rythme. Je me suis écroulée tous les soirs depuis que je suis rentrée, et la reprise du boulot n'a pas arrangé les choses.
Je ne sais pas trop si je dois raconter ce voyage de façon chronologique. J'ai pris des notes chaque soir, histoire de me rappeler ce que j'ai fait dans la journée, les anecdotes, les choses achetées...Mais si je me base là-dessus, et que je brode façon Moule, vous aurez de la lecture pour les six mois à venir et je ne suis pas sûre que ça passionne tout le monde. J'ai quelques idées de notes thématiques sur des choses qui me sont venues à l'esprit au cours de mon voyage ou depuis que je suis rentrée, comme l'écologie, les rapports sociaux, etc...Il ne faut pas que je tarde trop à coucher tout ça sur le papier l'écran, car le quotidien va se charger d'effacer vite fait tout ça de mon pauvre cerveau.
J'ai bien encaissé le décalage horaire dans un sens comme dans l'autre. Je veux dire par là que j'ai de suite pris le rythme des nuits. Je n'ai jamais eu de problèmes de sommeil et je suis une grosse dormeuse. Si je suis beaucoup plus fatiguée au retour, c'est certainement dû au décalage horaire, malgré mes nuits correctes, mais c'est surtout parce que ces presque deux semaines ont été très chargées. Les trajets, en avion, en bus, plus les levers chaque jour à 6h voire 5h, plus les visites marathons, plus la concentration nécessaire pour suivre les commentaires de la guide, plus les retours tardifs à l'hôtel, plus le cerveau en alerte permanente en raison du décalage culturel, visuel, auditif permanent...c'est pire que d'aller bosser tous les jours. Sur le coup, on tient, parce qu'on n'a pas vraiment le choix, mais quand tout s'arrête, le corps accuse le coup.
En plus de ça, j'ai le blues. Je serais bien restée là-bas. Pour une semaine de plus ou pour la vie, difficile à dire. J'y étais bien, et j'avais la sensation d'avoir encore un milliard de choses à découvrir. J'y reviendrai mais cette sensation de bien-être, de poisson dans l'eau, est assez paradoxale compte tenu de ce que je suis ici, de mes valeurs et de mon mode de vie.
En attendant de rentrer (peut-être) dans les détails du séjour, voici la photo de groupe de mon butin.
De haut en bas et de gauche à droite (ou presque)
Gâteaux fourrés à la pâte de haricot rouge à l'enrobage saveur thé (sans intérêt, à part la pâte de haricot rouge, qui ressemble assez à de la crème de marron)
Bouteille de saké (?) ou de sh0shu (?) achetée par mon père. Aucune information en romaji (caractères occidentaux) à part 55% et 17. Dans le doute, je vais la conserver pour la déco. C'est peut-être de l'huile de moteur ou du Destop finalement.
Boîte (verte, cylindrique) de petits biscuits goût thé. Sans intérêt.
Poupée kokeshi.
Tumbler au décor de manek1 nek0, contenance 0,5l.
Sachet de thé matcha (x2) avec petite cuillère de dosage intégrée, dont un exemplaire est destiné à une collègue de boulot.
Boîte de thé (décor floral), avec thé à l'intérieur (sencha, je crois)
Boîte de thé (devant la précédente), matcha.
Sachet de thé contenant des dosettes de matcha (erreur de ma part ou de la vendeuse, je pensais acheter du thé en vrac)
Boîte de trucs à se coller sous les bras pour pas avoir les auréoles (merci Sonia d'avoir parlé de ce produit, mais le premier essai s'est soldé par un décollage au bout de quelques heures, et le truc arrivé au niveau du coude)
Totoro (pas géant), acheté à la sueur de mon front, car les produits Ghibli se font étrangement rares dans les boutiques.
(Retour à gauche) Boîte de pâtes de fruit aux kakis (consistance étrange, à mon avis c'est fait avec de l'agar-agar).
Manek1 nek0 (à côté de la bouteille), façon Bidibule (pour ceux qui se rappellent leur enfance)
Boîte à onigiri, destinée à recevoir occasionnellement des onigiris (mais occasionnellement seulement parce que c'est chiant à faire), et plus fréquemment mes desserts pour le boulot.
Sachet de thé sencha.
Deux paquets de feuilles de papier de riz pour absorber le luisant de la tronche (tip-top)
Plateau de sushis miniatures (des gommes??)
(Retour à gauche) Yens restants (environ 1000) sur les 48000 apportés.
Baguettes rouges « 3 ways », avec possibilité d'utiliser les extrémités en fourchette et en cuillère.
Amulette porte-bonheur (à gauche de la boîte à onigiris) censée réaliser tous mes vœux, à l'effigie de Bouddha et achetée à côté du plus grand Bouddha du Jap0n.
Deux boîtes contenant des colliers ornés de perles provenant de l'île de Mikim0t0.
Un marque-page en bambou orné du Pavillon D0ré et de feuilles d'érable rouges.
Cinq straps : un strap Ponyo, un strap poupée kokeshi, un strap soybean que quand t'appuies dessus, t'as les pois qui sortent (putain ce que c'est bon ces soybeans...mais ça s'achète où chez nous??), un strap Fuji-san, un strap feuille d'érable dorée (je kiffe les érables à petites feuilles à mort)
Un lot de cinq stylos au motifs kimono
Une paire de baguettes noires motif sakura et un strap avec trois manek1 nek0 (destinés à Ping, vu que je n'ai pas trouvé le moindre produit se rapportant à Nicky Lars0n)
(Au premier plan) Un kakemono H0kusai avec la fameuse vague.
Une bestiole peluche qui roule, cadeau destiné à H1kar1 qui s'en fout comme de sa première litière et qui s'éclate avec une pistache et avec l'emballage des Ferrero Rocher roulé en boule (la salope)
Un fur0shiki (du moins je pensais que c'en était un, mais a priori ça n'en est pas un) motif feuilles d'érable et de ginko.
Et sous le kakemono, les sushis, etc, une reproduction d'estampe de H0kusai toujours, avec les trois geishas.
Absents sur la photo : un jinbe1 (sorte de kimono mais au motif plus discret que les kimonos colorés), un lot de trois paquets de nouilles udon aromatisées aux algues (??), et deux petits paquets de bonbons type Smarties, aromatisés au thé.
Contrairement à ce que je craignais, la vie n'est pas chère. Du coup, j'aurais bien rapporté plus de trucs, et notamment des trucs plus volumineux mais j'ai été limitée par la place dans la valise et dans mon sac de rab. Niveau poids, j'avais encore de la marge, largement, mais niveau place...il aurait fallu que j'achète sur place un plus gros sac cabine mais bon, le mien était déjà presque aux mesures limites.
23:29 Publié dans Japoniaiseries | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.11.2009
Konnichiwa !
Je suis rentrée à Clerm0nt hier en fin d'après-midi. Je suis allée chercher H1kar1 et on a comaté jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que j'aille me mettre au lit.
Je ne sais pas par où commencer. En plus je suis dans le gaz total. Après plus de dix jours où j'ai été occupée presque 15 heures par jour.
Bon, déjà j'ai reçu un message de ma mère qui me dit que ma grand-mère est à l'hôpital suite à une nouvelle chute. Et une de mes cousines est également hospitalisée car on vient de lui découvrir une maladie de H0dgkin. Le retour au quotidien est un peu violent. Et ça me rappelle qu'il faut que je prenne rendez-vous chez Aunt Pétunia car ça fait maintenant plus de quatre mois que ma deuxième intervention a eu lieu ; je n'ai pas voulu y aller avant le voyage, histoire de ne pas me pourrir le truc en cas de mauvaise nouvelle.
Je tente depuis la fin de l'après-midi de faire un semblant d'album virtuel (pour faire un bouquin à imprimer) avec mes 954 photos mais la concentration me fait défaut. Tout ce que je peux te dire pour l'instant, c'est que si tu me files un billet d'avion là tout de suite, ben j'y retourne.
21:54 Publié dans Et après? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note













