09.02.2010

Pile ou face

Côté pile.

Je sens que je vais devoir annuler mon RTT de vendredi. J'ai bien les boules. Ma collègue de l'agence de com est confiante comme jamais elle ne l'a été pour ce dossier, qui revient tous les ans. Elle m'a même fait des compliments sur mon organisation et sur le fait que si les choses avaient bien avancé, c'était grâce à moi. J'ai pourtant l'impression d'avoir traîné dangereusement sur certains trucs, que j'ai débloqués au dernier moment alors que j'aurais pu m'y prendre il y a des mois. Et moi, mon impression, c'est que c'est plutôt grâce à elle que tout s'est bien passé. Elle a l'expérience, la patience, elle connaît mes supérieurs mieux que moi (dans leurs réactions imprévisibles du genre on change tout à J-2), et elle a géré des trucs en ayant le tact de ne pas me faire remarquer que j'étais à la ramasse. C'est une agence qui n'est plus en odeur de sainteté et en particulier auprès de Cheftaine (ce qui n'a rien d'étonnant quand on connaît le personnage) et je crains que ce ne soit la dernière fois qu'on travaille avec eux. C'est vraiment con parce que je m'entends vraiment bien avec eux. Ils nous ont envoyé des « cartes » de vœux super sympas, sous forme de poster avec un visuel super original et une dédicace personnalisée à chacun (la mienne super gentille), et évidemment, Gros Jaloux a décrété qu'il n'aimait pas.

Côté face.

J'ai reçu aujourd'hui un colis du Jap0n, suite à une commande passée en 2009. Un petit peu de retard à la livraison...j'ai donc un assortiment de papiers pour 0rigami, que je vais éviter d'utiliser pour m'entraîner (je veux acheter un bouquin depuis un moment mais je n'en trouve pas, y compris dans THE magasin d'arts créatifs du coin, et j'ai peur de commander sur internet vu que certains bouquins ne sont, de l'avis des clients, pas de qualité), un Bouddha doré qui sert de boule anti-stress (sacrilège mais la grande classe), des petits blocs de feuilles du genre de celles que j'ai achetées au Jap0n et qui servent à éponger le gras de la figure, sauf que là, c'est des feuillets qui servent à se laver les mains (tu les passes sous l'eau et ça mousse (pour mettre dans le sac à main pour les endroits où t'as pas de savon)), et une boîte de bonbons collector à l'effigie du Tombeau des lucioles (je pense que je ne vais pas ouvrir la boîte). Voilà, que des conneries inutiles mais franchement réjouissantes, surtout après la journée que j'ai eue.

Je vais aller me mettre au lit avec ma nouvelle lecture : un recueil de quatre contes jap0nais, réinterprétés par l'auteur. Je ne connais pas ces contes (pour les deux premiers en tout cas). Il faut un temps d'adaptation assez long quand on s'attaque à la littérature jap0naise, le rythme est différent, l'importance donnée à certaines paroles est différente, il faut parfois (souvent) lire entre les lignes mais j'ai déjà relevé quelques perles, dont une qui est tout aussi efficace que les 276 pages de Lâcher prise (au bout desquelles je ne suis pas encore arrivée, mais ça commence à m'énerver car je ne comprends rien (traduction de merde, ou texte original de merde, c'est possible aussi) et des fois ça parle du Christ donc s'tu veux...s'pas trop ma came quoi). C'est le genre de lecture qu'on picore à petites doses donc parfait avant l'extinction des feux.

 

08.02.2010

J'accuse...

Voilà une note que j'avais envie d'écrire depuis un moment. Je me demande d'ailleurs si je n'en ai pas déjà parlé. Tant pis. Je remets ça. Ce soir (NDLR : note écrite samedi soir) je regardais d'un œil une émission qui revient une fois de plus sur les émissions cultes de la télé (ou comment faire du neuf avec du vieux), et il a été question de Dorothée. Dorothée et ses Bercy remplis à bloc. Dorothée et ses mangas violents. Dorothée vs. Ségolène Royal (déjà, à l'époque, elle disait de la merde). Dorothée et son éviction suivi d'une disparition des médias. Je voudrais donc parler de mon enfance et des émissions que je regardais, des personnalités que j'aimais.

Je fais donc partie de la génération Dorothée. J'ai regardé Dorothée très longtemps mais à l'époque où elle s'est fait virer, j'étais déjà vieille et plus concernée. J'avais plusieurs 45 tours de Dorothée et j'avais également de nombreux albums de Chantal Goya, l'autre paria des médias.

Je voulais par cette note dire tout le mal que je pense des gens qui ont œuvré pour que le discrédit soit jeté à la gueule de ces deux personnalités. Je voulais officiellement les traiter de sales cons. Je voulais leur dire tout le mal qu'ils ont fait aux enfants de cette génération.

J'ai 31 ans et j'estime que je suis une personne relativement équilibrée, avec un semblant de culture. Or, d'après Ségolène et d'après cette (fausse) institutrice (qui a pourri Chantal Goya au Jeu de la Vérité orchestré par Sabatier), je devrais être totalement tarée, je devrais être aujourd'hui une serial killeuse sanguinaire, je devrais avoir le cerveau en compote et la culture d'une endive. Ah ouais ?

Lorsque Chantal Goya s'est fait laminer, j'étais devant ma télé. En 1985 j'avais 7 ans. J'avais l'autorisation de regarder l'émission car j'étais fan de Chantal Goya. Tout ce que je me rappelle, c'est une grande incompréhension. Je n'ai pas peur de le dire, j'ai été traumatisée par cette émission. À 7 ans, je n'ai pas compris pourquoi l'une de mes chanteuses préférées perdait les pédales à la télé. Ni pourquoi on s'en prenait à elle. Cette émission a sonné le glas de sa carrière et je trouve ça proprement dégueulasse. Un faux procès, et une sentence irrévocable.

Je ne comprends pas. D'un côté on accuse Dorothée de diffuser des dessins animés trop violents, de l'autre on accuse Chantal Goya de chanter des trucs bêtifiants. Faudrait savoir ! À 7 ans, je suis super désolée, mais je trouve normal de chanter des trucs du genre Pandi-Panda, petit ourson de Chine. Je ne vois pas le problème. Je vais passer pour une vieille rétrograde mais il me semble qu'à mon époque, les enfants écoutaient des trucs de leur âge. Aujourd'hui, ils sont abreuvés de starlettes en petite tenue qui prennent des poses lascives et je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des choses. Pour ce qui est du cas de Dorothée, je regardais Dragon Ball Z et j'ai décroché au moment où ça virait aux combats systématiques, pas parce que ça me choquait, mais parce que ça m'emmerdait, il n'y avait plus d'histoire. Je me souviens que je regardais Cobra avec beaucoup d'intérêt (version édulcorée car j'ai appris par la suite que la version originale était vachement trash), je regardais Goldorak, Capitaine Flam, Candy (faudrait pas oublier que ces DA sont jap0nais également). Aujourd'hui, je regarde des dessins animés jap0nais (mais pas que) et je considère que c'est grâce à Dorothée que la culture manga est à ce point implantée dans notre pays. Pour information, les hôtesses d'accueil du musée du manga à Ky0to sont capables de dire quelques mots en français aux visiteurs, parce que nous sommes le deuxième pays consommateur du genre après le Jap0n. Dorothée proposait des jeux débiles dans ses émissions, et j'ai envie de dire « et alors ? ». Franchement, une émission jeunesse, c'est fait pour s'amuser et évidemment, ce qui fait rire un enfant ne fait pas forcément rire un adulte. Je remercie mes parents de ne m'avoir jamais empêchée de regarder la télé et ces émissions en particulier. Je les remercie de m'avoir acheté les 45 et 33 tours de mes artistes favorites. Je les remercie également d'avoir diversifié mes sources de divertissement. Car le vrai problème il est là, ce n'est pas le contenu des émissions jeunesse, c'est l'éducation qu'on reçoit à côté. Et puis ces émissions et chansons avaient le mérite de fédérer les enfants autour d'une culture commune, avec l'écho incroyable vingt ans plus tard et des trentenaires reprenant en chœur des tubes de l'époque. J'ai d'ailleurs tacklé ma collègue de bureau un jour à ce sujet : elle est du genre bio, écolo (comme moi) mais au point de refuser d'acheter à sa fille des jouets et accessoires à la mode (genre Hello Kitty), au profit de jouets éducatifs, en bois FSC sans pesticides, recyclé et roulé sous les aisselles. Je crois qu'il est particulièrement stupide de vouloir élever son enfant en lui interdisant de partager des choses avec ses camarades. Et il est encore plus stupide de le priver de divertissements simples, sans arrière-pensée éducative.

Dorothée, Chantal, vous faites partie de moi, de mon histoire, de ma culture et le mal qu'on vous a fait en tant qu'adultes, c'est du mal qu'on m'a fait à moi, alors que je n'étais qu'une gamine. Vos détracteurs, en vous visant, ont en fait pulvérisé des milliers d'enfants en les réduisant à des imbéciles sans avenir.

 

07.02.2010

La physique des catastrophes

physique catastrophes.gifPlus de 800 pages (en livre de poche, offert, rappelons-le, par Sylvie, commentatrice de ce blog de son état, et ex-citoyenne d'August0nemetum). En arrivant à la fin, j'ai été obligée de relire le tout premier chapitre (mais me suis arrêtée là parce que reprendre en boucle les 800 pages, c'était pas envisageable). Parce que l'entrée en matière faisait allusion à des personnages qu'on ne connaissait pas encore et que j'avais oublié comment ce roman avait commencé.

Bleue van Meer (qui aurait pu s'appeler Yellow du Soleil ou White wie Schnee, finalement) est une jeune fille qui étudie et qui étudie ferme (on va l'apprendre à nos dépens). Elle nous explique pourquoi elle décide de prendre la plume afin de raconter ce qu'il s'est passé dans sa vie au cours des deux ans passés. On sait de suite qu'elle a découvert le corps sans vie et pendu d'une certaine Hannah Schneider, environ un an auparavant. Comment l'a-t-elle découvert, que s'était-il passé avant, et après, voilà ce que nous allons découvrir.

Pendant les deux tiers du roman (et deux tiers de 800 ça fait...euh...ça fait...bref, ça fait beaucoup), Bleue tourne autour du pot en nous racontant ses aventures avec son papa, Hannah Schneider, et cinq adolescents bourgeois caractériels. Ce n'est donc qu'au dernier tiers du livre que l'intrigue s'ébroue doucement, pour finir par un dénouement très complexe qui nous laisse sans voix parce que totalement ahurissant. Ce roman est une sorte de thriller psychologique.

Je ne vais pas trop rentrer dans les détails car il existe malgré tout un suspense qu'il ne serait pas sympa d'éventer pour ceux qui voudraient lire le roman.

Mais pendant les deux premiers tiers du livre, je commençais à perdre patience. J'avais même élaboré une théorie sur le dénouement qui me paraissait tout à fait crédible et sensée. J'étais persuadée que la fin serait en forme de « ta daaaaaaa », un peu à la Guillaume Musso. Je pensais que tout ce que nous racontait Bleue n'était que les divagations intellectuelles et sentimentales d'une adolescente mal dans sa peau et solitaire. Je pensais qu'à la fin, on allait me dire que tout ce que j'avais lu jusque là n'était pas vrai, inventé, une sorte de vie par procuration. Bon, et ben non. Ce qui veut dire que malheureusement pour l'auteure, ses personnages sont d'une crédibilité proche du néant. Un festival de caricatures. C'est pour ça que je disais l'autre jour que tout me paraissait en carton-pâte. La prof mystérieuse, très belle bien sûr, très cultivée, et très proche de ses élèves (les situations décrites n'existent pas (sauf quand j'étais en prépa et que mon prof de maths faisait des soirées biture chez lui avec mes camarades)). Les étudiants qui n'étudient jamais (on se croirait dans Hélène et les garçons : toujours au bistrot et jamais sur les bancs de la fac). L'héroïne du roman, Bleue, qui comme par hasard se fait courtiser par le plus beau mec du lycée (beau mais concon (caricature), donc pas au niveau...quoique...finalement...). Bleue toujours, qui entretient avec son paternel une relation d'adultes basée sur des conversations ponctuées de citations littéraires. Paternel très cool bien sûr, qui laisse sa fille de 16 ans disparaître tous les week-ends. Des expéditions nocturnes d'adolescents de 16 ans dans des bars sordides où les copines (mais en fait non, elles ne sont pas ses copines, elles y sont obligées par la prof sympa tellement charismatique qu'on lui obéit au doigt et à l'œil) de Bleue se tapent des vieux moches dans les chiottes (élément qui a déclenché ma théorie selon laquelle tous ces événements n'étaient que fantasmes et divagations de la part d'une ado coincée). Et le pompon, c'est la randonnée. Genre je te dirais bien quequ'chose de crucial mais ta daaa je peux pas. Et tu restes Gros-Jean comme devant, comme Bleue.

Et au cours de ces deux tiers de roman, on a vraiment du mal à voir à quoi servent tous ces préambules. J'ai fait des suppositions, concernant la mort de Hannah Schneider, en soupçonnant tout le monde. Et le dénouement (partiel) de l'intrigue s'est révélé très tarabiscoté, avec des histoires à dormir debout, rocambolesques. Je n'ai pas été choquée par le dernier chapitre, pour ceux qui ont lu le roman. En fait il résume assez bien les choses : on n'a rien compris et tout ce qu'on a lu ne nous a servi à rien dans la compréhension des choses, il ne reste que des suppositions.

Une autre interprétation de ce roman, plus positive, consiste à avoir à l'esprit que la narration est faite par Bleue. Avec ses 18 ans, ses préoccupations, et le fait que finalement, même si elle a résolu une grosse partie du problème, elle reste ignorante du pourquoi du comment. À prendre ou à laisser.

 

Au niveau du style d'écriture de Marisha Pessl...il y a un truc irritant au possible. Toutes les deux phrases (ou presque), on a droit à une citation ou une référence littéraire (avec titre, auteur, numéro de page de la référence). Apparemment (as seen on the web) la plupart de ces références sont fausses, donc je n'en vois pas l'intérêt. Et puis chaque chapitre porte le nom d'une œuvre littéraire. Et c'est totalement gratuit. Bleue van Meer, ultra cultivée grâce à son père prof d'université ultra exigeant, n'est que le double fictif d'une auteure qui a l'air de croire que la culture, c'est comme la confiture, et que c'est comme un catalogue de VPC. J'en profite pour citer ici (le comble, je vais faire exactement ce que je reproche à l'auteure) la citation du jour reçue aujourd'hui dans ma boîte mail : « la mémoire est l'intelligence des sots » (Henry de Montherlant (Le fils de personne, et je rajoute page 13, paragraphe 4, alinéa 2)). Ces citations alourdissent le propos et au bout d'un moment, j'avoue que je n'y faisais même plus attention, je zappais le contenu des parenthèses. Pour le reste, le style d'écriture (en traduction, donc sûrement meilleur en V.O) est plaisant et comporte des pointes d'humour qui m'ont bien plu, notamment avec des comparaisons insolites (exemple : « un papier peint rose gencive »)

J'aurais préféré dire à Sylvie que j'ai apprécié ce roman mais malheureusement j'ai trouvé ça très lourd dans l'ensemble. Trop long. Trop carton-pâte. Trop tarabiscoté. Trop prétentieux. Auteure trop jeune et trop ambitieuse ?

 

Pour une autre version des faits, allez faire un tour chez Presso

06.02.2010

Samedi Nipp0n

 

Ce matin, j'ai eu le courage de me lever de bonne heure (j'ai pas eu trop le choix avec une H1kar1 matinale et pleurnicheuse) et je suis allée au café-jap0nais. J'y suis allée motivée avec mon carnet qui m'a servi à prendre des notes chaque soir au Jap0n. J'en suis repartie en n'ayant rien noté et rien compris. Ça causait de sam0uraïs et j'avais raté les deux premières sessions. Tu rajoutes à ça la fille qui parle très mal le français et une histoire très compliquée de clans, d'alliances, de combats et au final t'as une heure et demie de passée à bader comme une carpe. Bon mais c'est pas grave, ça m'a sortie et en plus on a refait de l'0rigami à la fin : un casque de sam0uraï de circonstances. Ensuite j'ai pris mon chemin en pointe vers la Fnac et je suis tombée en route sur ma collègue de bureau, avec sa gamine de deux ans. On a piaillé cinq minutes et j'ai rejoint mon objectif : la Fnac. J'ai acheté le dernier album de Midlake, très agréable aux oreilles. J'ai également acheté deux ABCdaires : l'art asiatique et le thé, un recueil de nouvelles de Kazuo Ishiguro en anglais, et un recueil de nouvelles jap0naises : T0kyo électrique. Je commence à devenir mono-maniaque avec le Jap0n moi. J'ai voulu tenter un nouveau restaurant de sushis à emporter mais c'était blindé et il n'y avait pas de menu à l'extérieur pour avoir une idée. Du coup je suis passée chez Donald et rentrée chez moi avec mon butin calorique. Ensuite ménage, lessives, bouquinage des Jap0nais, avec l'histoire des supérettes Seven Eleven qui me rappelait des souvenirs. Et un peu de Lâcher prise, dont j'ai trouvé le principal défaut : une traduction très tordue rendant la réflexion très compliquée.

Bon j'attends de pied ferme la note de Presso sur la Physique, la mienne est prête.

Demain, je voulais refaire une tentative pour Océans mais il y a une japanim qui passe et que j'aimerais bien voir sur grand écran. Donc je sais pas. À moins que je ne me fasse les deux.

05.02.2010

HS

Rentrée du boulot tard.

Dossier pas fini.

Roupillé devant un film payé sur Canalplay (Still walking).

Penser à regarder la fin avant expiration des 24h de droits.

Note sur la Physique en cours.

Sortie culturelle demain matin prévue.